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Juin 052014
 

05-06-2014 13-46-48Les objets connectés se développent à vitesse grand V. Encore discrets et réservés aux sportifs soucieux de leur entraînement il y a encore quelques mois, ils deviennent maintenant disponibles pour tout un chacun, permettant de surveiller son activité quotidienne, son sommeil, sa nourriture et de plus en plus, sa . La plupart de ces « petits » appareils utilisent des liaisons sans fil pour communiquer entre eux et avec votre smartphone ou tablette. Mais la plupart du temps, vos données ont transité sur le serveur du fabricant. C’est, entre autres, un des sujets du colloque « Doctors 2.0 & You » qui se déroule à Paris les 5 et 6 juin. Réunissant des intervenants de plusieurs pays, il permettra surtout de mettre en avant ce « Quantified Self », comme on l’appelle, c’est à dire la notion de s’auto surveiller. Des leaders dans le domaine, notamment la société française Withings ainsi que iHealth, défendront l’aspect presque nécessaire de cette évolution. Mais comment faut-il l’aborder ?

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Quelles sont les données recueillies ? Outre le nombre de pas et de calories brûlées, les nouveaux traqueurs et appareils connectés permettent de nos jours de surveiller également son poids, ses battements cardiaques, sa tension artérielle et sa glycémie. En général, certaines de ces informations sont connues lors d’une visite chez son médecin, c’est à dire de temps en temps. Pour les malades atteints de diabète, par exemple, ils doivent au contraire les connaître au quotidien, et même plusieurs fois par jour. Pour un suivi efficace, il fallait noter consciencieusement ces données dans des cahiers et faire soi-même ses statistiques.

Aujourd’hui, grâce aux objets connectés, ces manipulations deviennent presque un plaisir. Pour garder l’exemple des deux sociétés citées précédemment, une centralise les données recueillies avec la balance, le tensiomètre, le traqueur, etc et affiche instantanément un graphique en général que tout le monde va comprendre. On voit ainsi d’un coup d’œil si notre santé « se maintient« .

Mais, comme on le précisait, ces informations, avant d’apparaître dans l’application, ont « transité » dans un serveur. Il y a donc un intermédiaire entre l’utilisateur et son smartphone. Son poids, sa tension, son taux de glycémie est aussi stocké quelque part, hors de sa portée. Et alors ?

Quels sont les risques ? selon moi, aucun. Et je dirais même, bien au contraire. Pour le moment en tout les cas. Contrairement à d’autres données, celles de ces objets connectés sont au pire associées à un nom et un prénom et une adresse email. Sauf erreur, on ne nous a jamais demandé notre adresse postale ou notre numéro de téléphone. Par contre, il est vrai, on a donné notre âge et notre taille. C’est nécessaire pour que le système fasse une bonne conversion de l’énergie dépensée en fonction des pas.

On se plaint (trop facilement) que le système de santé va mal. Peut-être que la bonne approche n’est pas en place. Et si le « Quantified Self » pouvait être une des solutions ? Je le pense vraiment. Il semble, par exemple, que la moitié des diabétiques s’ignorent. Et quand ils sont enfin déclarés, la maladie a déjà fait son chemin. Alors pourquoi ne pas se surveiller simplement, en utilisant les technologies à notre portée, et permettre en même temps au monde scientifique et médical d’avancer en étudiant toutes ces données « presque » anonymes ? Si cela peut faire avancer le monde, il faudrait être complètement idiot pour ne pas l’accepter.

Une mise en place simple et certainement utile pour notre avenir d’humain. Cela fait déjà plus de quinze ans que je vois l’évolution technique et je suis de plus en plus stupéfait par ce qui apparaît chaque jour. Si certaines choses sont futiles et parfois mal à propos, ce qui concerne la santé ne devrait pas être mis de côté, mais au contraire développé et appliqué rapidement. Si nos données d’objets connectés peuvent faire avancer la recherche, alors soyons généreux et rattrapons nos voisins d’autres pays qui sont déjà plus en avance que nous.