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Mai 222014
 

21-12-13 16-35-52Après quelques semaines d’utilisation, il est temps de faire le point avec le Flower Power de la société française Parrot (produit déjà présenté dans cet article). Nous tenons à les remercier de nous avoir fourni un exemplaire du produit pour ce test. La présentation du produit est très originale, et on n’a aucun problème à connaître le domaine d’utilisation : le capteur est logé dans un faux pot de fleur (en carton), avec une étiquette d’identification qui résume la mise en route et un manuel multi-langue plié dans un petit sachet qui a tout l’air d’un sachet de graines. Malheureusement, presque toutes les indications visuelles sur l’emballage sont en anglais, sauf un mince résumé en plusieurs langues, dont le français, imprimé sur le côté de l’emballage, mais avec une couleur très difficile à lire. Sinon, il faut savoir que le se décline en plusieurs couleurs.

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La pièce de 2€ donne l’échelle

Une fois déballé, il suffit de suivre les instructions (en français) sur le manuel inclus. Il ne faudra pas oublier d’installer l’application dédiée sur son appareil portable ( seulement, version Android annoncée plus tard dans l’année). Cette application est importante car elle comporte une base de donnée de plus de 6000 plantes et il faudra donc choisir parmi elles celle à qui sera destiné votre Flower Power. Cela permettra ensuite au capteur de mieux adapter les besoins en fonction de la surveillée.

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Il faut compter plusieurs jours avant que les valeurs recueillies représentent vraiment quelque chose d’utile. Pas de problèmes, le Flower Power pourra garder en mémoire les données plusieurs jours. Par contre, la connexion ne se faisant que via Bluetooth, il faudra que l’appareil récepteur (sous iOS) soit proche. On pourra paramétrer un envoi automatique des données à intervalles réguliers lorsque le récepteur sera dans la zone Bluetooth.

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Ici, on voit la courbe de lumière qui indique donc un manque de luminosité pour la plante choisie

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La base de données permet de bien surveiller les plantes et d’en connaître les caractéristiques, qui seront utilisées par le capteur ensuite lors de la surveillance

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Il est important de bien respecter la procédure d’installation du Flower Power dans le pot afin d’obtenir des résultats fiables (les données du sol sont recueillies dans un cercle de 10cm environ autour des branches enfoncées). Ainsi, la luminosité reçue par la plante, la température subie (et pas seulement la température de la pièce), le taux d’humidité du terreau et aussi le taux d’engrais sont récoltés. Le capteur peut également se placer en extérieur, mais il faudra quand même le rentrer en hiver.

Loin de ses drones et autres appareils volants ou roulants, Parrot nous propose une nouvelle fois un savoir faire français non négligeable. Avec ce capteur Flower Power, l’excuse de ne pas avoir la main verte ne sera plus acceptée. Une fois les conditions réunies, on oublie vite le capteur pour ne se tourner que vers les graphiques. Certes, le manque de connexion WiFi peut se faire sentir quand on s’absente plusieurs jours, mais justement, si on est absent, savoir que notre plante manque d’eau ne servira pas à grand chose!

Points positifs :
– petite taille et aspect « végétal » qui va bien dans un pot
– autonomie de la pile
– base de données des plantes vaste
– surveillance précise avec alertes
– compte en ligne façon « cloud »
– page web du compte pour voir les courbes depuis Internet

Points négatifs :
– connexion Bluetooth nécessite d’être proche du capteur pour recueillir les données
– pas de connexion WiFi
– une seule plante surveillée à la fois
– mode d’emploi papier très difficile à lire
– application seulement iOS (version Android annoncée)
– version iPad de l’application serait appréciée (elle est en cours de finalisation selon Parrot)
– prix de revient pour surveiller plusieurs plantes simultanément *

(* : Parrot précise qu’un capteur peut servir à surveiller plusieurs plantes, mais qu’il doit rester dans le même pot au moins un mois pour recueillir des données efficaces, sur l’arrosage par exemple. Ensuite on peut déplacer le capteur dans un autre pot, en n’oubliant pas de remettre à zéro les données et bien sur de changer la plante surveillée dans la base de données.)