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Sep 212010
 

Ah ces petits caractères ou ces astérisques qui sont partout dans ces publicités, même télévisées, où ils y sont illisibles. Parfois, les termes eux-mêmes sont incompréhensibles ou incohérents. C’est ce que veut faire cesser l’association de consommateurs UFC – Que Choisir qui assigne dès cette semaine en justice les sociétés Orange et SFR pour publicité mensongère concernant leurs offres « illimitées » et mobile. Car c’est bien la mention « Internet illimité » qui est mis en avant dans leurs publicité. Or, en y regardant de plus près, il n’en est rien.

Comme le mentionne l’association dans son article, quand on regarde les conditions d’adhésion au forfait, plusieurs services liés à l’utilisation d’Internet ne sont pas disponibles, ou sont « limités », ce qui va donc à l’encontre de la notion même d’illimité. Pire, l’utilisateur se voit même restreindre l’accès à Internet s’il atteint durant son mois de location une certaine Internet, se voyant par la suite bridé en terme de vitesse et de quotas. On ne parle absolument plus donc de service illimité.

C’est ainsi que l’association UFC – Que Choisir a « décidé d’assigner Orange et SFR pour pratiques trompeuses en mettant en avant la disproportion entre le message principal (« Internet illimité ») et les conditions restrictives de l’offre. Des sociétés ont déjà été condamnées pour ce genre de pratiques. Dans un avis du 23 juin 2006, le Conseil national de la consommation (CNC) estimait de son côté que « lorsqu’une publicité met en avant le terme « illimité » comme caractéristique essentielle d’une offre, la mention rectificative à ce terme figure dans des caractères suffisamment importants ». Même Stéphane Richard, le PDG d’Orange, a reconnu à plusieurs reprises que les opérateurs abusaient trop souvent du terme « illimité » dans leurs publicités et qu’il fallait revenir à des pratiques plus loyales. » mentionne-t-elle dans son article.